Survivez au blues de l'hiver naturellement

À moins d’être fanatiques de sports d’hiver, peu de personnes apprécient vraiment cette saison froide et sans merci qui semble s’étirer inlassablement en testant notre résilience année après année.

Pour ajouter au supplice, les quelques heures d’ensoleillement dont nous jouissons nous révèlent des arbres tristement dénudés et une nature monochrome dont la grisaille rivalise avec celle de notre mine. Après la frénésie des fêtes, le temps semble maintenant suspendu ; on est en mode ralenti, et notre sensation de torpeur s’accompagne parfois d’une baisse de moral. On a beau avoir pris de belles résolutions du Nouvel An, mais notre courage se trouve rapidement enseveli sous la neige, et nous n’avons qu’une seule envie, celle d’imiter les animaux qui hibernent en attendant le retour du beau temps !

Concrètement, nous nous résignons le plus souvent à nous empiffrer de nourriture réconfortante. Pas de doute possible, c’est bien le fameux blues de l’hiver !

Selon les statistiques, environ 18 % des Québécois souffrent du trouble affectif saisonnier, mais dans les faits, ce sont plutôt les trois quarts de la population qui avouent se sentir affectés par le blues de l’hiver. Pourquoi sommes-nous tellement perturbés par ce changement climatique ? Plusieurs explications sont possibles, et heureusement pour nous, il existe des moyens naturels pour passer au travers !

Médecine traditionnelle chinoise (MTC)


En MTC, on associe la noirceur à la polarité yin et la lumière à celle du yang. On qualifie l’hiver de « grand yin » parce que les nuits y sont plus longues que les jours. Cette saison est dominée par l’énergie du rein qui est associée au sentiment de peur et à la mort. Puisque tout est cyclique dans l’univers, on comprend que l’hiver est aussi la saison qui précède le printemps et la renaissance. Malgré son apparente inertie, il s’agit de la saison pendant laquelle la nature se repose avant de repartir, et la graine enfouie dans la terre germe afin de mieux refleurir.

Selon ce paradigme, il est souhaitable d’harmoniser notre énergie avec celle de la saison et de considérer l’hiver comme une phase de repos avant le retour à l’activité du printemps. N’hésitons donc pas à ralentir notre rythme, à diminuer nos activités, à privilégier les moments de calme durant lesquels l’intériorisation et la méditation sont à l’honneur. C’est le moment de dormir plus et de nous tenir au chaud.

Lorsque nous allons à contre-courant de ce mouvement de repli vers soi, nous accentuons les déséquilibres internes et accumulons une dette énergétique qui se manifestera de diverses façons en fonction de notre individualité biochimique. La déprime de l’hiver peut en être une manifestation.

Manque d’ensoleillement


On pointe souvent le manque de lumière comme étant la cause du blues de l’hiver. Une petite recherche sur le site de MétéoMédia, qui compile les statistiques des 30 dernières années, nous informe que durant le mois de décembre, on ne bénéficie que de 80 heures d’ensoleillement. Ce chiffre grimpe de quelques heures en janvier et en février, mais nous ne sommes encore qu’au tiers du mois de juillet, durant lequel le soleil nous gratifie de sa luminosité durant plus de 274 heures !

Lorsque nous assistons à une chute du taux d’exposition à la lumière du jour, notre corps pense que c’est la nuit et produit beaucoup de mélatonine. La mélatonine est une hormone qui favorise le sommeil, et si nous en avons en excès durant le jour, nous avons l’impression de manquer d’énergie, nous avons envie de dormir et le cas échéant, de manger des aliments riches et gras.

Luminothérapie


Afin de pallier ce manque de lumière naturelle, il existe des lampes spéciales qu’on peut se procurer pour la maison. . Selon mes recherches, de 60 à 80 % des gens qui souffrent de dépression saisonnière voient leur état s’améliorer avec leur utilisation . Pour qu’elle soit efficace, on doit choisir une lampe qui émet au moins 10 000 lux et s’y exposer progressivement de 15 à 30 minutes chaque matin. Idéalement, on doit commencer dès l’automne et on peut ressentir une amélioration en aussi peu que 2 à 4 jours d’utilisation, mais on doit compter deux semaines pour atteindre la pleine efficacité.

Activité physique


L’activité physique est un autre moyen de lutter contre le blues de l’hiver grâce à la production d’endorphines qui nous procurent une sensation de bien-être tout en diminuant les symptômes d’anxiété et de dépression.