Solutions naturelles aux allergies saisonnières

La situation


À chaque année avec l’arrivée du printemps, les allergies commencent à réapparaître. Cette saison peut s’avérer particulièrement pénible pour environ 20 à 25 % des Canadiens qui souffrent de rhinite allergique[i]. Au pays, 10 millions de Canadiens éprouvent des symptômes allergiques et 55% de la population affirment que leurs allergies affectent leur productivité. Le quart des Canadiens disent devoir limiter leurs activités extérieures lorsque les concentrations de pollen sont à leur zénith.


Le pire, c’est que cette situation ne va pas en s’améliorant! Selon les chiffres que j’ai consultés, on serait en effet de plus en plus allergiques! La quantité de personne ayant recours aux médicaments sans ordonnance pour gérer leurs symptômes d’allergies aux USA est passée de 66 % en 2009 à 75 % en 2015. Même si les chiffres n’étaient pas disponibles pour le Canada, on suppose que la situation est similaire de notre côté de la frontière. Parmi les explications proposées pour cette augmentation, on mentionne l’accroissement des gaz à effet de serre et les nouvelles conditions climatiques qui amènent l’allongement des saisons polliniques et l’accroissement des concentrations de pollen de l’herbe à poux.


La réaction allergique


Une allergie est une réaction excessive du système immunitaire envers une substance qui est perçue par le corps comme un étranger. On nomme cet étranger un ‘allergène’. Les allergènes en cause dans l’allergie saisonnière sont les fameux pollens. Au Canada, c’est l’herbe à poux qui constitue la plus importante source de pollen. Du côté des arbres, les graminés seraient pointés du doigt. Voilà pourquoi les allergies apparaissent périodiquement, le plus souvent au printemps et à l’été.


En réponse à un allergène, le corps libère de l’histamine. C’est cette substance qui est à l’origine des symptômes incommodants. Pour en moduler l’intensité, plusieurs personnes ont recours aux médicaments de type antihistaminiques. Parmi les symptômes les plus courants associés aux allergies saisonnières notons : les éternuements, l’écoulement nasal, les démangeaisons des yeux, le larmoiement et le picotement de la gorge.


Les médicaments de synthèse


Tel que mentionné précédemment, lesmédicaments de type antihistaminiques ont la cote. Ils sont dits de première génération – Benadryl, Claritin, ChlorTripolon – ou de seconde génération – Claritin, Reactine, Aérius, Allegra. L’avantage de ceux de deuxième génération est qu’ils provoquent moins de somnolence. Certains ont aussi recours aux décongestionnants à vaporiser dans le nez et pour les yeux qui démangent, il existe aussi des gouttes ophtalmiques antihistaminiques. Ensuite, on retrouve les médicaments à base de corticostéroïdes pour les cas sévères. Il existe aussi un traitement visant à désensibiliser les gens à l'herbe à poux nommé Ragwitek. Selon les statistiques, on dépense en moyenne $338.00 annuellement par foyer aux USA pour soulager les symptômes d’allergies.[ii] Je soupçonne qu’on a des chiffres sensiblement pareils au Québec.


Stratégies


La première chose à faire est évidemment de réduire le plus possible notre exposition au pollen. Voici quelques trucs pour minimiser l’exposition :


  • À l’extérieur, on peut protégez nos yeux avec des lunettes et couvrir notre tête afin d’éviter de récolter trop de pollen dans nos yeux et nos cheveux.

  • À l’intérieur de la maison, réduisez l’humidité de l’air et limitez la température des chambres à 19°C. Passez l’aspirateur, époussetez avec un chiffon humide et lavez vos draps et couvertures à l’eau chaude à chaque semaine.

  • Pour réduire les symptômes d’irritation et de démangeaisons dues au pollen, on peut nettoyer le nez à l’aide d’un vaporisateur nasal d’eau saline et utiliser des gouttes pour les yeux à base de produits naturels.


Alimentation


Il faut réduire les allergènes au maximum afin d’alléger la charge sur le système immunitaire. Les produits le plus allergisants sont le gluten, les produits laitiers et le soya. Même si vous croyez ne pas souffrir d’intolérance ou d’allergies alimentaires, il vaut mieux minimiser l’apport de ces substances, surtout durant la période d’allergies. Vous pouvez aussi regarder du côté d'une diète réduite en histamine. (Consultez mon blogue à ce sujet)


Le rôle du foie


C’est toujours une bonne idée aussi de procéder à une bonne cure de détoxification en prévention car cela permettra d’optimiser le fonctionnement du foie. C’est ce précieux organe qui a la lourde tâche de déterminer ce qui fait partir du soi et du non-soi donc son rôle dans les allergies est très important. On peut aussi procéder à une cure de jus à l’extracteur si on veut aller un peu plus loin. Minimalement, on veut adopter un supplément de complexe B sous forme bioactives qui supportera le travail de détoxification, plus spécifiquement de la méthylation. Consommez de grandes quantités de légumes de la famille des Brassicas tels que les choux de Bruxelles, le brocoli et ses pousses, le chou-fleur, etc. N’oubliez-pas non plus de consommer 2 litres d’eau par jour car pour nettoyer, ça prend de l’eau!


Le rôle de l’intestin


Il faut avant tout s’assurer de ne pas souffrir de constipation ni d’hyperperméabilité de l’intestin aussi appelée intestin « poreux ». Le retrait du gluten va aider mais il peut être nécessaire d’incorporer des suppléments tels que la L-Glutamine pour réparer la paroi. On s’assure aussi de prendre un probiotique de bonne qualité comportant des souches d’origine humaine. Je recommande un probiotique contenant au moins 4 milliards de bonnes bactéries de type Bifidobacterium longum BB536 qui ont spécifiquement été étudiées dans le contexte des allergies.


Du côté des suppléments nutritionnels


Plusieurs suppléments peuvent s’avérer intéressants mais je ne couvrirai ici que les plus communs.


  • Quercétine AOR

C’est un antioxydant appartenant à la famille des bioflavonoïdes qu’on retrouve entre autre dans les oranges, les pommes et même les oignons. Son rôle principal est de réduire la libération d’histamine. Elle agît comme un antihistaminique en vente libre mais sans leurs effets secondaires. J'opte pour le supplément Quercétine d'AOR qui fournit 500 mg par capsule car elle ne provient pas des agrumes, qui peuvent être allergisants pour les personnes sensibles.


  • Probiotique Advanced Biotics AOR

Puisque 80% de l'immunité trouve son origine dans notre tube digestif, il est super important d'avoir recours à un bon probiotique. Celui-ci a fait l'objet de plus de 50 ans d'études et d'utilisation clinique et renferme 4 milliards de bonnes bactéries de type Bifidobacterium longum BB536 qui se sont avérées particulièrement efficaces pour combattre les allergies dans les études cliniques.


  • Vitamine D3 Liquide AOR

La vitamine D3 est très importante au niveau de la modulation de l'immunité. Des doses de 5000 UI par jour sont souvent nécessaires, même si Santé Canada recommande 1000 UI.


  • Gemmothérapie Al-Gen Genestra

Ce produit consiste en une combinaison de 3 bourgeons de plante - le cassis, le romarin et le genévrier - qui aident à supporter la réponse des surrénales ainsi que le drainage du foie et des reins pour faire face aux allergies. La gemmothérapie travaille doucement et en profondeur alors elle est particulièrement indiquée pour les enfants et les personnes dont la vitalité est amoindrie.


Remèdes homéopathiques


Remède synergique pour la constitution asthmatique.

  • BIO 84 des laboratoires Tegor chez BioLorenco

Remède d’intolérances environnementales, il aide à diminuer les réactions systémiques communes aux allergènes respiratoires incluant : symptômes de fièvre des foins, sinusite et asthme.

  • Allergies Plus de la gamme Code Rouge d'Homéocan

Petit produit intéressant car on peut le trouver partout, à prendre au besoin et en fonction des symptômes.


  • Pollen Plus, aussi chez Homéocan

En prévention pour se désensibiliser à raison d'un tube dose par semaine. Cela permet de travailler le terrain, donc c’est le principe de l’immunothérapie comme le médicament Ragwitek mais sans les effets secondaires.


Conclusion


Il s’agît de quelques recommandations de base mais chaque cas étant différent, il vaut mieux être accompagné par un.e clinicien.ne compétent. Cela vous évitera beaucoup de perte de temps et d’argent en essais-erreurs et surtout, vous pourrez vous débarrasser de ces symptômes incommodants au lieu de simplement en gérer les symptômes à chaque année.


[i] http://aaia.ca/en/media_statistics.htm [ii] https://chpa.org/marketstats.aspx

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