Les infections urinaires : s’en sortir une fois pour toutes !

Mis à jour : juin 28

On estime que 30 % des femmes souffriront d’au moins une infection urinaire symptomatique à un certain moment de leur vie. Selon les études, environ 2 à 3 % des femmes en seraient affligées chaque année. Par ailleurs, plus on avance en âge, plus on risque d’en souffrir.

QU’EST-CE QU’UNE INFECTION URINAIRE?


L’infection urinaire (ou cystite) touche une ou plusieurs parties du système urinaire. Lorsque l’infection s’étend aux reins, on parle alors de pyélonéphrite, une infection plus grave. En temps normal, l’urine est stérile. Elle est composée d’eau à 96 % et le reste est constitué de composants organiques, dont des sels minéraux. Le système urinaire assisté du système immunitaire possède de nombreux moyens de défense contre les infections urinaires, comme l’acidité de l’urine et le flux urinaire. Le pH urinaire se situe aux environs de 6, ce qui permet d’inhiber la croissance bactérienne. Le flux urinaire, quant à lui, favorise l’expulsion des bactéries hors de notre corps et rend leur ascension vers la vessie et les reins plus difficile.


Lors d’une cystite, des agents infectieux (des bactéries, dans la plupart des cas) sont parvenus à « coloniser » le système urinaire et l’urine devient alors contaminée. Dans plus de 80 % des infections urinaires, le germe en cause est une bactérie intestinale de type

Escherichia coli qui remonte de l’anus vers le vagin. Il peut s’agir d’autres types de bactéries, mais dans la très grande majorité des cas, c’est de celle-ci dont il est question.

SYMPTÔMES DE LA CYSTITE


La cystite se manifeste le plus souvent par des mictions plus fréquentes, une sensation de lourdeur dans le bas ventre et une douleur ou une brûlure au moment d’uriner. Les urines peuvent être troubles, dégager une odeur désagréable et même contenir du sang. L’infection urinaire s’accompagne parfois de douleurs abdominales et de fièvre.

POURQUOI LES FEMMES SONT-ELLES PLUS TOUCHÉES PAR LES CYSTITES?


Les femmes sont plus à risque de souffrir d’infection urinaire tout d’abord en raison de leur anatomie; leur urètre étant beaucoup plus court que celui des hommes, il facilite la remontée des bactéries vers les autres parties de leur système urinaire. Les messieurs bénéficient de surcroît d’un mécanisme de protection additionnel grâce aux sécrétions produites par leur prostate, qui ralentissent la multiplication bactérienne dans l’urètre.

La grossesse et ses changements hormonaux prédisposent aussi les femmes aux infections urinaires. De plus, leur flore vaginale est sensible à plusieurs facteurs tels que les relations sexuelles – surtout avec usage de spermicide – et les produits d’hygiène féminine, qui créent un milieu favorable à la prolifération bactérienne.

Solutions naturelles


Bien que, dans certains cas, on devra avoir recours à un antibiotique pour traiter les infections urinaires, l’abus de leur utilisation présente de fâcheuses conséquences pour la santé, dont l’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques. Il existe des moyens naturels efficaces et sécuritaires qui permettent de prévenir et de soulager les infections urinaires pour ainsi éviter d’en arriver à l’utilisation d’antibiotiques.

  • S’hydrater.

Selon mon expérience clinique, la principale cause des infections urinaires, c’est tout simplement de ne pas boire suffisamment ! En effet, plus on boit, plus on urine, et plus on expulse les bactéries à l’extérieur du corps. Aux premiers signes d’une cystite, il est primordial de boire de 2 à 4 litres d’eau de source ou filtrée par jour. On peut en consommer une partie sous forme de tisanes diurétiques, comme celles d’ortie, de prêle, de verge d’or ou de feuilles de pissenlit. L’ajout de busserole, en plante sèche ou en teinture mère, est une option intéressante en raison de son action antiseptique.

  • Le jus de canneberge.

On utilise depuis longtemps le jus de canneberge comme antibactérien naturel et les études scientifiques nous confirment aujourd’hui son efficacité, particulièrement chez les jeunes femmes, chez qui il diminue les récidives d’infections urinaires de35%.

Les canneberges contiennent deux éléments particuliers, la proanthocyanidine et l’acide quinique, qui agissent en tant qu’agents antibactériens. Le mécanisme d’action de la canneberge est d’empêcher les bactéries d’adhérer aux parois du système urinaire, ce qui permet de les expulser plus facilement hors du corps.

Pour que le jus de canneberge soit efficace, on doit choisir un jus pur, car les cocktails de canneberge renferment davantage de sucre ou de fructose, qui vont au contraire favoriser la multiplication bactérienne. Pour prévenir ou soulager les infections urinaires, il est recommandé de boire de 250 à 500 ml de jus de canneberge par jour, ou encore, de consommer de 300 à 400 mg d’un extrait lyophilisé de canneberge.

  • À éviter.

Durant une cystite, on doit éviter la consommation de café, d’alcool, de boissons gazeuses contenant de la caféine ainsi que de la fameuse eau citronnée, car les agrumes sont irritants pour la vessie. Les mets épicés peuvent aussi être irritants.

  • Uriner fréquemment.

Il est important de ne pas se retenir d’uriner et de toujours s’essuyer de l’avant vers l’arrière.

  • Relations sexuelles.

On devrait toujours uriner avant et après un rapport sexuel afin d’évacuer les bactéries présentes. En cas de sécheresse vaginale, utiliser un lubrifiant hydrosoluble durant les rapports sexuels pour éviter l’irritation. Attention à l’usage de spermicide, du stérilet et du diaphragme, qui peuvent favoriser les infections urinaires récurrentes.

  • Produits nettoyants

Éviter d’utiliser des produits parfumés, déodorants, contenant des antiseptiques ou du savon, tels que les bains moussants, parfums intimes, douches vaginales et même le savon de Marseille. Ces produits perturbent la flore vaginale et peuvent irriter la muqueuse. Préférez plutôt les produits d’hygiène intime écologiques, doux et qui respectent le pH physiologique de cette zone du corps, qui oscille autour de 4.

  • Produits d’hygiène féminine.

Il est recommandé d’utiliser des serviettes hygiéniques ou des tampons écologiques non parfumés, et de les changer régulièrement. Il est préférable d’éviter le port de tampons et de vêtements trop serrés durant une infection urinaire.

  • Aspect psychosomatique.

En médecine traditionnelle chinoise, on considère que les peurs affaiblissent les reins et il est généralement admis que les troubles urinaires sont liés à des questions de limites de territoire. Cet aspect est particulièrement bien illustré par d’autres espèces de mammifères qui vont uriner aux quatre coins de leur territoire pour bien en démarquer les limites pour le voisinage et les éventuels concurrents. Lorsqu’on souffre d’infections urinaires, surtout si elles sont récurrentes, il est utile d’observer notre positionnement et notre ressenti par rapport aux situations concernant notre place au sein d’un groupe, de notre famille ou de notre couple. Est-ce qu’on parvient à prendre notre place et à faire respecter nos limites ? Ou au contraire, est-ce qu’on éprouve des peurs au sujet de notre place au sein de ces groupes ou le sentiment qu’on empiète sur notre territoire ? Il y a parfois des pistes intéressantes à explorer de ce côté.

Le D-mannose est une substance naturelle dont le mécanisme d’action est de fournir un site de liaison de remplacement pour les bactéries, qui se lieront à elle plutôt qu’aux cellules des parois du système urinaire, favorisant leur élimination lors de la miction.

On peut trouver le D-mannose combiné à l’extrait de canneberge lyophilisé sous forme de comprimés ou en poudre. Ce supplément procure un soulagement marqué des symptômes associés à la cystite de 24 à 48 heures suivant la prise initiale.

Pour résoudre le cercle vicieux des infections urinaires, il est primordial de rétablir la santé du microbiote en ayant recours à un bon supplément de probiotiques. Il y a plusieurs suppléments de probiotiques sur le marché, mais il existe de grandes différences quant à la qualité. On doit notamment s’assurer que le produit renferme des souches d’origine humaine, dans des doses thérapeutiques qui travaillent vraiment en synergie et peuvent réellement s’implanter dans notre intestin. Parmi les probiotiques, il existe deux souches de bactéries bénéfiques qui se retrouvent plus spécifiquement au niveau gynécologique, soit le Lactobacilus acidophilus et le Lactobacilus gasseri. Il est toutefois important de varier régulièrement de souches de probiotiques afin de conserver une bonne diversité dans notre microbiote.

La glutamine est un autre supplément que je recommande fortement, surtout en cas d’infections urinaires récidivantes ou accompagnées de troubles intestinaux. La glutamine est un acide aminé dont l’une des fonctions principales est de nourrir les cellules épithéliales de la paroi intestinale.

Cet aspect souvent négligé lors du traitement des cystites est très important, car les jonctions entre ces cellules épithéliales deviennent parfois poreuses en raison d’intolérances alimentaires, comme l’intolérance au gluten, ou à cause de certains facteurs tels que la prise d’antibiotiques.

Lorsque les jonctions sont ouvertes, elles pourraient favoriser le passage des bactéries comme l’E. coli depuis l’intestin jusque dans les voies urinaires, où elles peuvent proliférer et causer des infections. La supplémentation en L-glutamine permet de réparer la paroi intestinale.

La vitamine C constitue toujours un bel ajout aux protocoles visant à réduire tous types d’infection et à soutenir le système immunitaire. On privilégie la forme acide ascorbique, qui aura une action légèrement acidifiante, et donc encore plus intéressante pour contrer les bactéries.

Elles sont d'une grande utilité. Il est préférable de procéder à des mélanges personnalisés et les utiliser sous différentes formes galéniques, par la voie orale, en application topique sur la zone pelvienne et sous la forme d'ovules vaginaux. Des huiles essentielles telles que l'origan, la cannelle, le clou de girofle, la lavande, le cumin et d'autres ont des propriétés antibactériennes bien démontrées scientifiquement.

  • L'homéopathie

Des remèdes comme Staphysagria, Nux vomica, Cantharis, Mercurius Corrosivus, Sepia et Lycopedium peuvent s'avérer utiles ou encore, des complexes comme le Bio87 Antibactérien (anciennement R87) du Dr Reckeweg, en cas d'automédication.

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EN CONCLUSION


Même si elles sont très fréquentes, les infections urinaires ne sont pas une fatalité ! Il existe plusieurs moyens simples et éprouvés de prévenir et de soulager les infections urinaires. Tout le monde peut adopter les recommandations de base concernant l’hydratation, éviter les substances irritantes, boire du jus de canneberge, et surveiller l’hygiène intime. Concernant les plantes et les suppléments nutritionnels, il est toujours préférable de demander conseil à un naturopathe compétent afin d’obtenir des recommandations personnalisées.


Le naturopathe vous guidera vers les produits les plus adaptés à votre situation et dont le profil scientifique et thérapeutique est bien établi, en plus d’évaluer le potentiel d’interactions ou de contre-indications des suppléments, surtout si vous êtes diabétique ou consommez des médicaments.


Références :

  1. http://www.extenso.org/article/les-canneberges-pour-prevenir-et-traiter-les-infections-urinaires/

  2. http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=infection_urinaire_pm




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